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Taux du crédit-bail immobilier en septembre 2026 : baromètre et références

Les fourchettes de taux relevées ce mois-ci sur le marché de l'immobilier d'entreprise, les deux références publiques qui les encadrent, et la manière dont se construit le taux d'un crédit-bail immobilier.

Mise à jour : septembre 2026

Fourchettes indicatives

Hors assurance et frais.

FinancementDuréeTaux

Crédit-bail immobilier, taux fixe

  • Premier loyer majoré de 10 à 15 %
  • Valeur résiduelle de 15 à 30 %
  • Quotité jusqu'à 80 % de la valeur d'expertise
  • Ratio de couverture des loyers plancher de 1,10
  • Durées de 18 à 20 ans possibles chez certains établissements, avec une valeur résiduelle plus basse
15 ans5,20 % à 5,35 %

Financement hypothécaire long terme

  • Selon que le taux est fixe ou variable
  • Apport de 20 à 30 %
15 ans4,75 % à 5,20 %

Portage court terme de type marchand de biens

  • Apport de 20 à 25 %
24 mois6 % à 8 %

Comment le taux se construit

Un taux de crédit-bail immobilier s'obtient en ajoutant à une référence publique de marché une marge propre à l'établissement. Avec les chiffres du mois :

TauxRéférence publiqueMargeTaux indicatif
Fixe 15 ans3,68 % + 0,20 ptCMS 10 ans + ajustement de courbe1,25 pt à 1,85 pt5,15 % à 5,75 %
Variable2,65 %Euribor 3 mois2,15 pt4,80 %

Marges : marge observée sur des propositions de crédit-bailleurs en 2026. Taux indicatifs arrondis à 0,05 point.

L'écart entre le taux construit et la fourchette observée reflète la négociation propre à chaque dossier.

La marge rémunère le risque du preneur, apprécié sur sa surface financière et sa capacité à couvrir les loyers, et la qualité de la garantie que constitue l'immeuble : sa localisation, sa liquidité à la revente, le caractère plus ou moins spécifique du local. Deux dossiers signés le même jour peuvent ainsi recevoir des taux différents.

Enfin, le taux ne dit pas à lui seul le niveau du loyer. À taux égal, une durée plus longue abaisse chaque échéance, une valeur résiduelle plus élevée reporte une partie du remboursement à la levée d'option, et un premier loyer majoré plus important réduit l'encours dès l'origine. C'est le coût net actualisé après impôt qui tranche, selon la méthode publiée ici.

Les références publiques

  • Euribor 3 mois : 2,65 %, moyenne de septembre 2026. Source : euribor-rates.info.
  • Taux de swap EUR 10 ans (CMS 10 ans) : 3,68 %, relevé fin septembre 2026. Source : fixing ICE Swap Rate.
  • OAT 10 ans : 4,47 %, relevé au 22 septembre 2026. Source : Agence France Trésor.

Pourquoi suivre le swap plutôt que l'OAT

Les crédit-bailleurs ne se refinancent pas sur la dette de l'État mais sur le marché des swaps de taux : c'est lui qui fixe le coût de leur ressource à long terme, l'Euribor jouant ce rôle pour les contrats à taux variable. L'écart entre l'OAT 10 ans et le swap de même durée mesure la prime de risque que les investisseurs attachent à la signature française ; il peut dépasser un demi-point en période de tension budgétaire. Un dirigeant qui suit l'OAT pour anticiper son taux de crédit-bail se trompe donc de référence dans ces périodes : l'Euribor et le swap sont les bons indicateurs.

Source des fourchettes

Fourchettes relevées auprès de deux établissements de crédit-bail immobilier et d'un courtier au cours du mois indiqué, sur des opérations d'immobilier commercial de 2 à 17 millions d'euros. Elles sont indicatives, dépendent de la qualité du dossier et de la garantie, et ne constituent pas une offre.

Ce que le taux ne dit pas

Le taux facial n'épuise pas le coût d'un crédit-bail immobilier. S'y ajoutent d'abord des commissions d'engagement et de participation, de l'ordre de 0,3 à 0,5 % du montant financé, payées à la signature. Lorsque l'immeuble est à construire, des préloyers courent pendant le chantier, calculés en général sur l'Euribor 3 mois majoré d'environ un point.

L'avance preneur, versée à l'origine, est le plus souvent rémunérée au taux du contrat diminué d'environ un demi-point. Enfin, lorsque le contrat est à taux variable, l'établissement exige fréquemment une couverture de taux portant sur une large part du montant pendant plusieurs années, dont le coût vient s'ajouter à la marge. Ces éléments sont des ordres de grandeur observés ; ils varient selon l'établissement et le dossier.

Les ordres de grandeur ne remplacent pas votre cas. Chiffrez votre opération dans le simulateur : coût net actualisé après impôt des deux financements, fonds propres immobilisés et réintégration à la levée d'option.

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